Les croyants à la télépathie raisonnent de manière plus intuitive que les sceptiques

Source. Crédit r.nial bradshaw. Image recadrée.

Dans un article de 2015 paru dans Memory and Cognition, Gray et Gallo montrent que ceux qui croient au phénomènes de perception extrasensorielle ne diffèrent pas significativement des sceptiques en ce qui concerne les biais liées à la mémoire, mais qu’ils ont une tendance à utiliser un raisonnement plus intuitif — autrement dit, moins analytique. Voici la traduction du résumé de l’article.

La croyance aux phénomènes psychiques paranormaux est répandue aux États-Unis, avec plus d’un tiers de la population disant croire en la perception extrasensorielle (ESP). Pourquoi certaines personnes croient-elles, tandis que d’autres sont sceptiques? Selon l’hypothèse des différences cognitives, les disparités individuelles dans la manière dont les gens traitent l’information sur le monde peuvent contribuer à la création de telles croyances, telles que des écarts dans la précision de la mémoire (par exemple, se rappeler sélectivement les prédictions correctes d’un voyant) ou l’utilisation de la pensée analytique (s’appuyer sur l’intuition plutôt que sur l’examen des preuves). Bien que cette hypothèse soit répandue dans la littérature, peu ont tenté de la tester empiriquement. Ici, nous fournissons le test le plus complet de l’hypothèse des différences cognitives à ce jour. Dans 3 études, nous avons utilisé un enquête en ligne pour recruter des groupes de croyants convaincus et de sceptiques radicaux, assortis de données démographiques clés (âge, sexe et nombre d’années d’études). Ces groupes ont ensuite été testés en laboratoire et en ligne sur de multiples fonctions cognitives entre autres. Nos tests cognitifs ont montré qu’il n’y a pas de différence entre les deux types de distorsion de la mémoire épisodique. Ces résultats démontrent des similitudes cognitives et des différences entre ces groupes et suggèrent que les différences dans la pensée analytique et les connaissances conceptuelles pourraient contribuer au développement des croyances psychiques. Nous avons également constaté que la croyance aux phénomènes « psy » était associée à une plus grande satisfaction de la vie, démontrant les avantages associés aux croyances au psy et soulignant le rôle des facteurs cognitifs et non cognitifs dans la compréhension de ces différences individuelles.

Référence :

Gray, S. J., & Gallo, D. A. (2016). Paranormal psychic believers and skeptics: a large-scale test of the cognitive differences hypothesis. Memory & cognition, 44(2), 242-261.

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